Plan.

Voici comment cela fonctionne: le conseiller patrimonial de Zwei Wealth élabore avec vous une structure patrimoniale adaptée à vos objectifs et définit avec vous une stratégie d'investissement correspondante. C'est ce que nous appelons le «Plan.». Nos conseils s'appuient sur les analyses de nos experts. 

Vous trouverez ici les dernières estimations, qui constituent également la base de votre propre stratégie d'investissement.

Les évolutions sur les marchés financiers ont été marquées en mars par la guerre en Iran. Après le déclenchement du conflit, les marchés actions ont notamment enregistré des pertes de valorisation de 5 à 8 %, mais les obligations et même l’or ont également perdu de la valeur. Depuis, les marchés financiers se sont redressés lorsque la fin de la guerre était annoncée, pour rechuter ensuite lorsque le contraire était communiqué dès le lendemain. Cela génère une forte incertitude. À ce stade, le seul point qui paraît clair est que les perspectives de croissance se dégradent de plus en plus à mesure que le conflit se prolonge. 


Pour votre comité d'investissement

Le Wealth Office Investment Committee analyse et discute tous les trimestres des principaux événements et développements (disponible en anglais).


Chartbook et estimation actuelle du marché

Croissance économique: Plus la guerre en Iran dure, plus les perspectives de croissance s’assombrissent 

La guerre en Iran pèse de plus en plus sur les perspectives de l’économie mondiale. La confiance des consommateurs est particulièrement touchée, car elle réagit traditionnellement de manière très sensible à la hausse des prix du pétrole. Cette évolution est particulièrement délicate pour les États-Unis, étant donné que la croissance américaine s’est nettement ralentie récemment et qu’elle reposait en outre largement sur la consommation privée. Du côté des entreprises, les effets du conflit ne sont jusqu’à présent visibles que de manière limitée dans les indicateurs de climat depuis la mi-mars. Toutefois, si la guerre devait se prolonger, la confiance devrait également s’éroder progressivement. 

Dans l’ensemble, ces signaux ne sont pas encourageants pour la croissance mondiale. La combinaison de consommateurs déstabilisés et d’une charge du côté des entreprises qui n’est peut-être pas encore pleinement prise en compte comporte le risque d’un ralentissement plus généralisé de la croissance, en particulier si le conflit en Iran devait se prolonger. 

Inflation: Davantage de pressions inflationnistes en raison de la hausse des prix du pétrole – y compris à moyen terme? 

L’évolution de l’inflation dans les pays industrialisés reste contrastée. Au Japon, la hausse moins marquée des prix du riz a récemment apporté un certain soulagement. Dans la zone euro, aux États-Unis et au Royaume-Uni, en revanche, l’inflation sous-jacente – 2,4%, 2,5% et 3,2% respectivement – demeure supérieure aux objectifs des banques centrales. 

La guerre en Iran devrait compliquer davantage ce processus. La hausse des prix du pétrole devrait pousser à la hausse les taux d’inflation globale dans les pays industrialisés, de manière particulièrement marquée au Royaume-Uni, fortement exposé au gaz. En outre, des effets dits de « deuxième tour », par exemple via des coûts de production plus élevés le long des chaînes d’approvisionnement, comportent le risque de peser, à moyen terme, également sur l’inflation sous-jacente. Le moment et l’ampleur de la matérialisation de ces effets demeurent toutefois incertains et dépendront largement de l’évolution du conflit.

Politique monétaire: Les baisses de taux espérées aux États-Unis ne devraient vraisemblablement pas se concrétiser dans l’immédiat 

En mars, les réunions de politique monétaire des grandes banques centrales se sont déroulées dans un contexte de forte incertitude. Le conflit qui s’est intensifié en Iran a certes fait nettement grimper les prix du pétrole, mais l’ampleur et la durée des pressions sur les prix – et donc l’intensité des conséquences économiques – restent difficiles à évaluer. Dans ce contexte, la Banque centrale européenne, la Réserve fédérale américaine, la Banque du Japon et la Banque d’Angleterre ont décidé de laisser leurs taux directeurs inchangés pour l’instant.  

La Banque nationale suisse (BNS) a également maintenu son taux directeur inchangé. Contrairement aux autres grandes banques centrales, qui luttent principalement contre une inflation trop élevée, la stabilité des prix prévaut en Suisse. Toutefois, l’évolution économique suscite des préoccupations, tout comme la pression persistante à l’appréciation sur le franc suisse. La BNS a de nouveau souligné qu’elle interviendrait sur le marché des changes si nécessaire, si bien que la taille de son bilan devrait continuer d’augmenter au cours des prochains mois.